Schibsted Classified France, changer de locaux pour améliorer les conditions de travail



“Nous voulons créer des conditions de travail plus efficaces et plus agréables pour l’employeur comme pour l’employé.”
Interview de Jean-François Guilcher, Directeur Juridique, Ressources Humaines et Communication Interne de Schibsted Classified France.

Créée au Canada en 1987, Schibsted Classified est leader dans le secteur des annonces classées, avec 500 publications et 55 sites Internet dans 20 pays. En France, Schibsted Classified publie notamment La Centrale, qui, avec le site web associé, touche chaque semaine plus de 340 000 lecteurs. Implantée à Courbevoie depuis 1994, la société a lancé un projet immobilier.

Quel est l’objectif de votre projet ?
JFG : Nous souhaitons offrir à nos 250 collaborateurs de meilleures conditions de travail. Il s’agit donc d’un projet de ressources humaines et non d’une opération financière. Notre immeuble actuel fournit des prestations très insatisfaisantes. Les salariés s’en plaignent et nous ressentons nos locaux comme « unhealthy ».
Il existe en parallèle une réflexion au niveau Corporate pour l’amélioration du cadre de travail. Nous voulons renforcer la communication entre les personnes et les services par la création d’espaces ouverts et en rassemblant les équipes sur moins de plateaux, comme dans nos bureaux en Espagne et en Suisse. On constate qu’un environnement plus agréable transforme l’ambiance de travail et permet à chacun d’être plus performant.

Comment le projet a-t-il été lancé ?
JFG : Nous avons créé un comité de pilotage avec notre président, le directeur administratif et financier, un représentant de la DSI ainsi qu’un représentant des partenaires sociaux et nous avons désigné un chef de projet. Nous avons d’abord étudié les possibilités de réaménagement. Notre immeuble actuel, datant des années 70, ne dispose pas de faux planchers et nous sommes installés sur trois niveaux, ce qui rend un décloisonnement difficile.

Est-ce à ce moment que vous avez décidé de déménager ?
JFG : Alors que nous parvenions à cette conclusion, il y a un an environ, l’immeuble a été vendu et le nouveau propriétaire n’a manifesté aucun désir de changement. De plus, le marché immobilier propose aujourd’hui des locaux avec un meilleur niveau de prestations pour un prix identique. La demande des salariés rencontrant la volonté des dirigeants, nous avons opté pour le déménagement.

Quels sont vos critères de recherche ?
JFG : Nous avons établi un cahier des charges détaillé, mais le premier critère reste la localisation. Beaucoup de nos collaborateurs habitent à proximité et il ne faut pas révolutionner leurs habitudes de vie. La qualité des prestations, motif principal de notre déménagement, est essentielle, de même que l’accessibilité par les transports. Enfin, nous tenons à ce que nos nouveaux locaux soient dans un quartier sécurisant. Beaucoup de nos collaboratrices travaillent en horaires décalés et elles doivent se sentir tranquilles en quittant le bureau après vingt heures.

Qu’est-ce qui vous a conduit à vous faire assister par un prestataire extérieur ?
JFG : Un projet de relocalisation prend beaucoup de temps. De plus, il s’agit d’un métier pour lequel nous ne disposons pas de toutes les compétences. Sur la partie recherche, afin de négocier efficacement, il faut connaître le marché. Après, il y a toute la logistique du transfert et l’aménagement des espaces de travail. En juillet 2003, nous avons lancé un appel d’offres auprès d’une dizaine de sociétés, commercialisateurs et aménageurs de bureaux.

Pourquoi avez-vous retenu Mobilitis ?
JFG : Nous avons éliminé les commercialisateurs et leurs filiales. Selon nous, une même société ne peut défendre à la fois les intérêts du preneur et du bailleur de façon saine et équitable. Et le premier client des commercialisateurs est le propriétaire, ce qui est normal.
Outre son indépendance, Mobilitis nous a convaincu par son sérieux, son professionnalisme et sa disponibilité. De plus, nous avons eu des réponses très précises sur les aspects aménagement et transfert. Or, nous publions un hebdomadaire. La continuité de l’activité est vitale pour nous.

Où en est le projet aujourd’hui ?
JFG : Mobilitis nous assiste pour présélectionner des immeubles correspondant au cahier des charges. Le personnel est informé de l’avancée du projet par le CHSCT et le CE, ainsi que par moi-même, la communication directe étant l’outil le plus efficace quand on est 250. Nous avons planifié l’installation dans nos nouveaux locaux pour le 1er semestre 2005.