UCB Pharma, valorisation du siège
Interview de Jean-Luc Moreau, Directeur Administratif et Financier – Juin 2008Que représente le patrimoine immobilier du Conseil Général de l’Essonne ?
SM : L’Essonne couvre 1 819 km². Environ 1 144 000 personnes vivent dans ses 196 communes, soit 10% de la population francilienne. Le Conseil Général emploie plus de 4000 agents répartis sur l’ensemble du territoire. La superficie de l’ensemble des bâtiments occupés, hors collèges, est d’environ 289 000 m². Ces bâtiments présentent une grande diversité : sociaux, culturels, sportifs, éducatifs, administratifs. Si on s’en tient aux seuls immeubles centraux occupés par les services administratifs et qui font l’objet de notre projet actuel, on arrive à une superficie d’environ 37 000m² SHON.
Pour quelles raisons le Conseil Général a-t-il engagé une réflexion sur son patrimoine immobilier ?
SM : A l’origine de notre projet, il y a l’évolution de nos effectifs et de nos missions, consécutive à l’acte II de la décentralisation sur l’organisation décentralisée de la République. Cette révision implique l’extension des responsabilités des collectivités à des domaines tels que le développement économique, la formation professionnelle, les transports, l’action sociale, le logement social, ou encore l’éducation et la culture. Notre patrimoine immobilier s’est ainsi constitué au fur et à mesure de l’élargissement de nos compétences et selon les opportunités offertes par le marché. Dans une première étape, notre réflexion porte sur les sites centraux, c'est-à-dire les sites administratifs, et dans une deuxième, sur les représentations sociales.
Pourquoi avez-vous retenu Mobilitis pour vous accompagner ?
SM : En tant que collectivité, dans le cadre de la réglementation qui s’impose à lui, le Département a lancé un marché public. Parmi les critères de jugement des offres figurait notamment la valeur technique. Lors de l’analyse des offres, celle de Mobilitis est apparue très satisfaisante. La méthodologie, très claire, nous paraissait adaptée à la démarche. Il y avait une bonne compréhension des attentes. Enfin, nous avons été convaincus par la qualité de l’équipe, l’éventail des compétences proposées, à la fois en terme technique, organisationnelle et connaissance de marché, ainsi que par la qualité des livrables.
Quel est le périmètre du projet ?
SM : Les services départementaux sont aujourd’hui constitués en directions dont les effectifs sont, soit logés à Evry dans et autour de l’Hôtel du Département, soit partagés en équipes opérationnelles implantées en divers sites du territoire départemental.
Ces implantations ont des spécificités liées aux différentes fonctions exercées (ex : accueil ou non du public, travail social….), mais présentent globalement des caractéristiques tertiaires similaires (bureaux et annexes).
Malgré l’exercice de « fonctions » analogues, une première analyse permet de mettre en évidence au sein d’un patrimoine immobilier hétérogène, des conditions d’accueil du public et d’installation des agents départementaux disparates.
C’est pourquoi, il convient de mettre en place, dans le cadre d’une démarche de concertation, un référentiel typologique commun et partagé par type de fonction.
Par ailleurs, l’analyse de la situation juridique des sites montre une grande variété des conditions d’occupation, sans qu’aucune ligne directrice n’ait pu être dégagée sur les choix des montages juridiques à privilégier (location, acquisition, partenariat…).
Enfin, les modalités fonctionnelles d’occupation, les capacités d’extension, d’adaptation des locaux à usage départemental, divergent d’un site à l’autre.
L’élaboration d’un Schéma Directeur Immobilier s’impose donc. Il s’agit de mettre en place une stratégie immobilière à long terme et de disposer d’un outil d’aide à la décision, s’appuyant, notamment, sur une analyse juridique, économique (intégrant les notions de coût global et de coût induit), la capacité d’évolution des locaux et la pertinence de leur implantation. Le ou les scénarios retenus devront intégrer les contraintes urbanistiques et faire des propositions en cohérence avec ces contraintes. L’objectif final est d’optimiser les coûts et d’anticiper les besoins.
Comment voyez-vous l’impact de la mise en œuvre du Schéma Directeur Immobilier sur les agents du Département ?
SM : En se lançant dans l’étude d’un Schéma Directeur Immobilier, la direction générale du Département souhaite concilier respect de la réglementation et confort de travail en anticipant les évolutions futures. Il faut des espaces adaptés aux missions de chacun. Un travail de partenariat avec l’ensemble des directions et services a d’ores et déjà débuté. Mobilitis a animé des ateliers avec les utilisateurs, des agents représentatifs de tous les services et fonctions. L’écoute des besoins, la concertation, nous semblent indispensables, tant pour le choix des orientations que pour l’adhésion des équipes au scénario retenu.
Quelles sont les prochaines étapes du projet ?
SM : Le calendrier est respecté. Le Schéma Directeur Immobilier ainsi que le référentiel d’aménagement ont été présentés par Mobilitis en juillet. Une deuxième phase portant sur cinquante sites sociaux vient d’être lancée
