
« Un degré d’exigence élevé en matière de santé et de sécurité, et une implication de tous »
IS : Le projet a débuté en septembre 2006, l’immeuble ayant été choisi en juillet. L’organisation s’est alors rapidement mise en place : un comité de pilotage, composé des patrons de business group et du corporate, pour les arbitrages stratégiques ; un comité de projet, composé du directeur d’établissement, du directeur immobilier, du responsable informatique et de moi-même, chef de projet, pour la marche globale de l’opération ; et un réseau d’une dizaine de correspondants, représentant chacun un business group ou une direction, et assurant le relais (ascendant et descendant) des grandes étapes du projet.
IS : La principale préoccupation des salariés était l’équité. Les gens voulaient être certains qu’ils seraient tous traités de la même façon, avec une même règle, ce qui n’a pas toujours été facile. En effet, les styles de management, les habitudes de travail, les types de métier étaient autant d’obstacles à une homogénéité de traitement, même si le maximum a été fait pour que la règle de l’équité soit respectée. Concrètement, les résultats de ce sondage ont abouti à la décision de créer une salle de sport et d’organiser des footing collectifs, et à la réactivation de services qui existaient déjà, mais que peu de gens connaissaient, comme l’assistance pour la garde des enfants malades. La prise en charge des démarches administratives pour les voyages, passeports, visas… est également en cours d’étude.
Dans la suite du projet, deux autres groupes de travail ont été mis sur pied, qui ont particulièrement intéressé les salariés : un pour le choix du mobilier, et un sur la vie en espace partagé – car nous passions de 90% à 40% de bureaux individuels.
Enfin, nous avons organisé un concours sur le nom des salles de réunion, auquel une cinquantaine de personnes ont répondu. Les lots pour récompenser les vainqueurs étaient du beau mobilier de notre ancien siège, comme des canapés ou des lampadaires.
A toutes ces actions à visée participative s’ajoute bien sûr de la communication plus descendante, à travers une newsletter sur le déménagement qui était diffusée à l’ensemble des collaborateurs toutes les 6 semaines environ.
Enfin, des étapes conviviales ont rythmé le projet : cocktail pour les correspondants à mi-parcours du projet ; petit déjeuner pour les journées de rangement…
Quelles ont été les difficultés rencontrées ?
IS : Elles étaient essentiellement dues à l’hétérogénéité des business group et des directions, dans la manière de travailler et de communiquer. Ainsi, certains correspondants ont conçu le microzoning avec les équipes, d’autres ont préféré le faire de manière plus directive. Le choix de la méthode s’est répercuté sur la communication, et certains collaborateurs n’ont connu l’emplacement de leur futur bureau qu’à quelques jours du déménagement. Comme partout, il a fallu aussi composer avec quelques personnes plus difficiles à satisfaire. Le fait que les intervenants de Mobilitis et moi-même tenions toujours un discours commun a été précieux. Le relationnel humain avec Mobilitis a été très bon et j’ai apprécié la disponibilité, la souplesse et la patience des consultants.
Nous avons aussi connu quelques tensions en organisation quand nous avons constaté que nous n’avions pas assez de place à La Défense, et qu’un autre service devrait rejoindre celui des projets informatiques sur notre site de Gennevilliers.
Comment les collaborateurs ont-ils été accueillis à leur arrivée dans les locaux ?
IS : Le lundi de l’arrivée, chaque collaborateur a été accueilli par une hôtesse proposant des viennoiseries, et lui offrant un petit bambou dans son vase. Il a ensuite trouvé sur son bureau plusieurs petits cadeaux de bienvenue : un tapis de souris avec les contacts utiles, un porte-photo avec un mot d’accueil du président d’Alcan France, un livret d’accueil comportant toutes les informations pratiques, un porte-clé. Tout le monde a beaucoup apprécié. Et le soir, un cocktail nous a tous réunis.
Comment est perçu le nouvel environnement de travail par les équipes ?
IS : Il n’y pas eu difficulté majeure liée à la mise en place d’espaces ouverts, d’autant que nous avions prévu des « bulles de communication » pour pouvoir s’isoler ou tenir des réunions restreintes. Tout le monde était préparé à l’open space, et finalement, seuls 20% des salariés y travaillent. Plus nombreux sont ceux qui partagent leur bureau à deux, trois ou quatre, et ça fonctionne bien. Le groupe de travail « bien vivre en espace partagé », très demandé par les salariés, a élaboré quelques règles simples, et les gens prennent progressivement l’habitude de travailler un peu différemment. Ils ont été très sensibles à la qualité du mobilier, sur lequel nous avons en effet choisi d’investir, et sont globalement très satisfaits de nos nouveaux locaux.